EMI injecte 16 millions d’euros dans sa nouvelle usine de thermoplastiques en Alsace

Publié par Mathieu Noyer, le 05 juillet 2017

PLASTURGIE/HAUT-RHIN. Le plasturgiste EMI consacre 16 millions d’euros à la création d’une nouvelle usine à Saint-Louis (Haut-Rhin), près de l’EuroAirport Bâle-Mulhouse.
Cette unité de 17.000 m2 entrera progressivement en service entre la mi-décembre 2017 et fin janvier 2018.

Sa construction est déjà en cours, mais la cérémonie de pose de sa première pierre par le promoteur et contracteur général alsacien LCR, s’est déroulée vendredi dernier 30 juin.
« Ce sera une usine 4.0, hautement automatisée », annonce Jean-Pierre Wissler, le P-DG d'EMI.

 

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Pose symbolique le 30 juin de la première pierre d'un bâtiment déjà bien avancé réalisé par le contractant général alsacien LCR.

 

C’est une PME « bien de chez nous » qui signe l’un des principaux investissements industriels de l’année en Alsace, du moins en « greenfield » comme disent les fanatiques des anglicismes, comprenez la construction sur terrain vierge.

 

Employant 115 salariés, le plasturgiste EMI consacre 16 millions d’€ à la création d’une nouvelle usine à Saint-Louis (Haut-Rhin), sur des terrains voisins de l’EuroAirport Bâle-Mulhouse. Cette unité de 17.000 m2 entrera progressivement en service entre la mi-décembre 2017 et fin janvier 2018.

 

Sa construction est déjà en cours mais la cérémonie de pose de sa première pierre par le promoteur et contracteur général alsacien LCR, s’est déroulée vendredi dernier 30 juin.

 

La nouvelle usine regroupera les capacités de production de la PME familiale de plasturgie, aujourd’hui éparpillées entre quatre sites du territoire des Trois frontières, principalement Hésingue.

 

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Elle lui donne surtout l’opportunité de mettre ses locaux en concordance avec ses process de plus en plus technologiques : « Ce sera une usine 4.0, hautement automatisée », annonce Jean-Pierre Wissler, P-DG et fondateur en 1995.

 

La robotisation est devenue pour EMI une réalité à l’importance croissante, qui lui permet de monter en gamme. Après un centre d’usinage cinq axes, elle s’est dotée ces dernières années d’un îlot ultra-moderne, où œuvre un robot 6 axes. Dans ce type de métiers, la « supply chain » joue également un rôle de plus en plus crucial et l’investissement répond aussi à ses exigences.

 

« La logistique est au cœur du projet, les circulations de flux seront rationalisées », confirme Jean-Pierre Wissler.

 

Premiers contrats dans le médical

 

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La nouvelle usine permet de rationaliser les flux de production et d'accentuer la robotisation.

 

Les trois lettres du sigle EMI renvoient à ses prestations d’études, de moulage et d’injection. L’entreprise transforme une palette de thermoplastiques de plus en plus techniques, qui relèvent notamment des familles des polyamides et des polycarbonates. Ceci lui permet d’entrer sur de nouveaux marchés, autre motivation du déménagement dans des surfaces dernier cri.

 

EMI annonce ses premiers contrats auprès du secteur médical, ainsi que dans le domaine des composites qui ouvre des horizons considérables aux plastiques. « Nous développons des pièces pour l’automobile qui voient à la fois leur poids diminuer de 50 % et leur résistance augmenter de 30 % », décrit Jean-Pierre Wissler.

 

En attendant la montée des nouveaux débouchés, trois domaines d’application se partagent l’essentiel des productions d’EMI : le bâtiment pour environ 10 %, l’automobile pour 20 % et la connectique/électricité pour près de la moitié.

 

Sur ce dernier créneau, la PME s’est taillée en effet une réputation dans l’équipement de panneaux photovoltaïques ; non pas le support, mais des pièces pour les fabricants de connecteurs, encore très présents en Europe.

 

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Les clients directs d’EMI ne s’éparpillent pas aux quatre coins du monde. Ils se recrutent très majoritairement en Suisse et Allemagne, constitutifs de l’activité « export », en somme très proche, qui représente 80 % du chiffre d’affaires.

 

Le rayon de chalandise ne dépasse guère 250 km, « ce sont ensuite les produits finaux qui sont fabriqués partout dans le monde », rappelle Evelyne Wissler, l’épouse de Jean-Pierre qui s’occupe notamment des ressources.

 

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Evelyne et Jean-Pierre Wissler.

En progression régulière, le chiffre d’affaires a atteint 25,5 millions d’euros l’an dernier.

 

Automatisée, robotisée, la nouvelle usine de Saint-Louis n’en sera pas moins faite « de chair ». Et point notable, elle n’est pas synonyme de réduction d’effectifs. Tout au contraire.

 

EMI grandit en nombre de collaborateurs (elle en était à 80 il y a deux ans) et elle est en train de boucler huit recrutements supplémentaires.

 

« Nous enchaînons les vagues d’embauche les unes après les autres », remarque Evelyne Wissler.

 

Les nouveaux locaux doivent aussi aider à attirer les profils de salariés de plus en plus qualifiés, en leur proposant un environnement de travail amélioré.

 

Photos fournies par LCR.



Roger Martin BTP
Article classé dans : Entreprises

Mots-clés : Euroairport Bâle-Mulhouse, Haut-Rhin, Grand Est, plasturgie, Investissement, robotisation, LCR, industrie 4.0

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