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Dijonnaise de Voies Ferrées et Bonandrini s’unissent pour décrocher de plus gros contrats

Publié par Didier Hugue, le 10 février 2016

TRAVAUX FERROVIAIRES/GRAND EST. Les deux entreprises dijonnaises partagent une société de travaux et d’achat de matériel et misent sur une croissance soutenue.

SNCF Réseau (ex-RFF) vient d’annoncer pour 2016, 2,6 milliards d’€ d’opérations de renouvellement de voies (+ 4%) et 2,3 milliards au titre des entretiens courants (+ 5%), pour un total de 1 500 chantiers.

Le Grand Est n’est pas oublié avec 320 millions d’€ de travaux

en Bourgogne Franche-Comté, et 470 millions en Alsace Champagne-Ardenne Lorraine.

 

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©Frédérique Clément.

 

Même si le gâteau est plus important, avec 2,6 milliards d'€ de renouvellement de voies ferrées (+4%) en 2016, la concurrence s’avère rude. Pour lutter à armes égales avec les filiales des majors du BTP, Bonandrini et Dijonnaise de Voies Ferrées (DVF) savent judicieusement travailler ensemble.

 

Les deux entreprises indépendantes implantées à Dijon exploitent à parts égales depuis 1999 une société baptisée BDVF.

 

« Elle permet d’acquérir des matériels roulants, tout spécialement des bourreuses, ces engins roulants très lourds dédiés au nivellement des voies, et répondre à certains appels d’offres de la SNCF  », indique Éric Bonandrini, la troisième génération aux commandes.

 

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La co-entreprise, qui réalise 2 millions d’€ de chiffre d’affaires et emploie onze personnes, en possède quatre. Ce parc qui représente un investissement de 15 millions d’€ s’ajoute à celui que chacun possède en propre et offre un avantage concurrentiel non négligeable.

 

Concurrence des travailleurs détachés

 

« Vous ne pouvez plus aujourd’hui répondre à une consultation, attendre de l’obtenir et commander ce type de matériel qui nécessite plusieurs années de délais de livraison », explique Olivier Delcourt, président de DVF.

 

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Une des quatre bourreuses de la co-entreprise BDVF.

 

Les cahiers des charges imposent de plus en plus d’être immédiatement opérationnel avec une technologie performante et un personnel compétent.

 

Le dirigeant, dont la pose de voies est la principale spécialité, s’agace toutefois de la concurrence déloyale des travailleurs détachés régulièrement recrutés par certains de ses gros concurrents.

 

Il demeure néanmoins très optimiste sur le volume d’activité à venir et affiche la volonté de doubler d’ici cinq ans son chiffre d’affaires, de l’ordre de 12 à 15 millions d’€. Même son de cloche chez Bonandrini, positionnée sur la maintenance des voies ferrées par engins lourds.

 

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Avec près de 6 millions d’€ d’activité et de belles perspectives de développement, l’opérateur regrette un manque crucial de personnel.

 

« Faute de formation adaptée, nous le trouvons uniquement par le bouche-à-oreille et le formons en interne, parfois plus de deux ans pour certains postes », assure Éric Bonandrini.

 

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Une des équipes de la Dijonnaise de Voies Ferrées (DVF) en action.

 

• Hayange fournira les rails

 

Le laminoir d’Hayange (Moselle) du groupe Tata Steel fournira une bonne partie des 750 000 tonnes de rails commandées par SNCF Réseau ces cinq prochaines années.

 

Ce site emploie 450 salariés et s’est spécialisé dans les rails de 108 mètres de long qui permettent de réduire le nombre de soudures.

 

Tata Steel a investi près de 50 millions d’€ depuis quatre ans, dans deux lignes de parachèvement et un four à induction pour parfaire sa technologie et offrir un rail plus résistant. Il fournit par ailleurs un rail connecté qui indique la position du train.

 

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SNCF Réseau programme cette année 790 millions d'© pour les deux régions du Grand Est.

 

• Un train usine qui avale la voie pour mieux la ressusciter

 

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Le train usine avale déjà l'ancien ballast, avant d'ôter les traverses. ©Frédérique Clément.

 

La ligne historique Paris-Lyon-Marseille (PLM) bénéficie de 53 millions d’€ de travaux pour refaire 53 km de voies entre Saint-Florentin-Sens-Laroche-Joigny, dans l'Yonne. Pour réaliser ce chantier SNCF Réseau utilise un train usine de 750 mètres de long.

 

Il fait partie des trois unités qu’utilise l’entreprise nationale pour réaliser environ la moitié de ses travaux de réfection en France. L’engin progresse, dans un véritable vacarme, à la vitesse de 250 mètres à l’heure, Il enlève déjà ballast, ôte les traverses, remplace les rails et restitue au final une voie ferrée propre et prête à accueillir de nouveaux trains.

 

Une trentaine d’opérateurs s’affairent autour de cette « big gun », qui en réalité en requiert 400. Dernière précision, à l’achat, il convient de signer un chèque de 25 millions d’€.

 

• Une plate-forme pour réparer et rénover les engins ferroviaires

 

A fin 2017, toutes les entreprise spécialisées dans les travaux ferroviaires pourront prendre la direction du Mecateam de Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire). Elles trouveront sur place que quoi entretenir leurs engins.

 

Ce projet, initié par Didier Stainmesse avec l’agence Ecosphère que pilote Frédéric Debleds et épaulé par les collectivités locales, vise à créer jusqu’à 300 emplois directs et indirects pour un investissement d’une petite vingtaine de millions d’€.



Roger Martin BTP
Article classé dans : Entreprises

Mots-clés : Yonne, Moselle, Dijonnaise de Voies Ferrées, Olivier Delcourt, travaux ferroviaires, DVF, SNCF Réseau, Bourgogne Franche-Comté, Alsace, Champagne-Ardenne, Lorraine, Bonandrini, Eric Bonandrini, BDVF, Hayange, Tata Steel

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