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Dans la Meuse, Essilor livre les secrets de son usine à quelques semaines d’une fusion historique

Publié par Philippe Bohlinger, le 07 novembre 2018

OPTIQUE/MEUSE. A quelques semaines de sa fusion avec l’italien Luxottica, le français Essilor a ouvert les portes de son site de Ligny-en-Barrois (Meuse). L’usine fondée en 1867 continue de cultiver sa singularité au sein d’un géant mondial de 64.000 personnes.  Elle produit des verres spéciaux pour les défauts sévères de la vue et des machines d’usinage, ainsi que des appareils de mesure de la vue.

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La manufacture de Ligny-en-Barrois usine ses verres à partir de produits semi-finis livrés notamment par le site Essilor de Dijon. A son arrivée, la face avant présente un profil achevé sur le plan optique. C’est la face arrière qui est usinée point par point. Au total, 80.000 produits semi-finis sont stockés dans l’usine meusienne. © Philippe Bohlinger.

 

A l’extrémité sud de la Meuse, loin des grandes manœuvres de fusion en cours entre Essilor et l’italien Luxottica, la commune Ligny-en-Barrois continue d’écrire l’histoire du spécialiste français de l’optique. « Tout a démarré ici », s’enthousiasme Alexandre Montague, directeur-général d’Essilor France, en référence à la création du site en 1867 qui fabrique des verres optiques, notamment des verres spéciaux pour les défauts sévères de la vue et des machines d’usinage, ainsi que des appareils de mesure de la vue.

Dans la Meuse, Essilor compte sur place deux usines indépendantes, mais physiquement contiguës, implantées dans un cadre bucolique en bordure de l’Ornain :  l’usine des Battants (140 salariés) d’où sont sortis les premiers verres Varilux, et l’usine Compasserie (170 personnes) qui tire son nom de l’assemblage arrêté en 1976 de compas pour bureaux d’études. La première est rattachée à Essilor France, la seconde à la division Essilor Instruments.



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Dans la première, Les Battants, on fabrique des verres de vue en polycarbonate, mais aussi en verre, très prisés des personnes travaillant en environnement poussiéreux. Reste que c’est la fabrication de verres spéciaux pour les défauts sévères de la vue qui a fait sa réputation mondiale.

 

« En France, un porteur sur 1.000 est équipé de verres spéciaux. Nous nous autorisons le droit de répondre « oui » à chaque demande ! A titre d’exemple, nous avons réalisé une correction jusqu’à -108 dioptries pour un photographe slovène », remarque Marc Stéphan, responsable de production de l’usine des Battants. En 2019, la production de verres spéciaux devrait doubler par rapport à 2015.

En matière de défi, sa cousine Compasserie n’est pas en reste. Éric Humbert-Droz, son responsable de la production situe l’usine au sein d’Essilor : « Nous sommes les seuls au sein du groupe à fabriquer des appareils de dépistage visuels pour la médecine du travail, des équipements pour la mesure de la vue en magasin, ainsi que des machines à commande numérique de taillage, de meulage du verre ».



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A partir de janvier 2019, l’usine Compasserie va franchir un nouveau cap. Elle va lancer la fabrication d’appareils d’optométrie, autrement dit des appareils utilisés par les ophtalmologistes pour mesurer les anomalies de la vision. Le cœur de l’innovation d’Essilor réside dans l’utilisation d’une technologie de lentille déformable pilotée électroniquement capable se substituer à une gamme de 160 lentilles placées, une à une, devant l’œil du patient.

 

Essilor France ne s’avance pas sur des créations de postes liées à cette innovation, mais estime qu’elle confortera l’emploi sur le site.

 

 

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La face avant du verre est protégée par un film bleu. Une coulée de métal fixe la préforme pour l’usinage. Cette opération de blocage permet de « donner un axe, une inclinaison lors de l’usinage pour orienter le prisme et rediriger l’œil dans la bonne direction », livre Marc Stéphan, responsable de production. © Philippe Bohlinger.

 

 

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L’usinage point par point avec un diamant conduit à diminuer le diamètre et l’épaisseur de la préforme. Puis le verre est poli à l’oxyde d’alumine pour lui donner de la transparence au verre. La préforme est ensuite séparée du verre qui est vérifié sur le plan optique avant de passer au vernissage par trempe.  © Philippe Bohlinger.

 

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Un traitement sous-vide en deux étapes (une pour chaque face) parachève la fabrication du verre. Une dizaine de traitements sont possibles : anti-reflets, antibuée, antisalissures, UV, etc. © Philippe Bohlinger.

 

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A la demande de certains opticiens, l'usine réalise l’étape de « taillage » autrement dit le détourage du verre à la forme de la monture. © Philippe Bohlinger.


Roger Martin BTP
Article classé dans : Entreprises

Mots-clés : Grand Est, Essilor, Meuse, verres optiques, Luxottica

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