Clikéco collecte les déchets en toute franchise

Publié par Christian Robischon, le 22 mai 2012

ENVIRONNEMENT. Petit à petit, Clikéco tisse sa toile à partir de la Toile.

La PME de Mulhouse (Haut-Rhin) développe une offre de collecte de déchets industriels spéciaux en petites quantités auprès des artisans et petites entreprises au moyen d’un réseau de franchisés.

Et ce, avec l’appui d’un site web qui rassemble de façon numérisée les documents de traçabilité comme le bordereau de suivi.

Cliquez sur les photos pour les agrandir.

Né en 2005, le concept de collecte des déchets industriels spéciaux en petites quantités s’est peu à peu forgé pour prendre désormais son envol.

«Nous en sommes à 30 agences, la plus récente ayant ouvert sur l’île de la Réunion. Nous comptons maintenir un rythme de 10 à 15 ouvertures par an pour aboutir fin 2013/courant 2014 à une soixantaine d’implantations, ce qui nous permettrait de mailler le territoire national», expose Steve Jecko, le dirigeant de Clikéco, venu du monde de la formation (Afpa Alsace) pour ajouter sa compétence de management à l’équipe fondatrice.

En direct, Clikéco emploie 12 personnes pour un chiffre d’affaires de 1,4 million d’€. Il faut y rajouter les tandems chargés de la prospection commerciale et de la collecte de proximité qui composent chaque implantation locale.

«La compétence déchets, nous l’apportons et à la tête de la franchise, nous recherchons de préférence des profils commerciaux, prêts à démarcher les clients un par un sur le terrain», pércise Steve Jecko.

L’offre vise en priorité les petits producteurs de déchets, disséminés dans les ateliers, les hangars…, pour leur DID, comprenez déchets industriels dangereux.

Clickéco leur met à disposition des conteneurs et fûts adaptés à leurs volumes (à partir de 30 litres) que le représentant local vient récupérer en camionnette. En grandissant, l’entreprise s’ouvre toutefois aussi aux «plus gros flux», signale son dirigeant.

Elle s’est également lancée début 2011 dans la collecte de déchets encore plus spéciaux, ceux de l’activité hospitalière et médicale. Le service baptisé «Med-Eco» ouvre ses premières agences sur un mode similaire.

Wadis cible en particulier une clientèle d’hôteliers-restaurateurs

Celle de Mâcon (Saône-et-Loire) fait partie des pionnières. L’agence Med-Eco est tenue par un franchisé Clikéco qui y ajoute cette activité. «Combiner les deux offres en une seule est un scénario possible, mais pas exclusif», précise Steve Jecko.

Un partenaire Clikéco sort du lot : Wadis à Volgelsheim (Haut-Rhin). On est ici en présence d’une entreprise classique (20 salariés) qui trouve dans ce service à la fois une diversification et le moyen de boucler la boucle avec son activité première : l’accueil dans un environnement propre en toute sécurité.

Une formulation qui recouvre la distribution des produits d’hygiène, matériels de nettoyage, équipements de protection, sets, serviettes et autres couverts jetables de table à toute une série de clients, en premier lieu les hôteliers-restaurateurs.

C’est à ces derniers qu’elle propose récupération de trois catégories de déchets : les DIB (déchets industriels banals) à condition qu’ils soient compactés; les petites quantités de métaux et de verre; les déchets spéciaux : piles, lampes, néons, aérosols, huiles végétaux, gels hydroalcooliques, emballages souillés.

Pour ces DID, elle met à disposition  des  bacs de 30, 60 ou 660 litres (et des bidons de 30 litres pour les huiles) conçus par Clickéco, qui réoriente les flux vers leurs filières de valorisation respectives en éditant les documents de leur traçabilité.

«Cette activité de collecte lancée en janvier dernier permet de ne pas faire repartir à vide les camions qui acheminent les produits que nous distribuons», relève Ronald Monfrini, le jeune dirigeant de Wadis.

Wadis concentre dans un premier temps sur le Haut-Rhin cette diversification qu’elle identifie sous l’appellation «réseau Cocci», comme la coccinelle symbole de la vertu du développement durable.

Pour son  extension progressive dans le Grand Est, Wadis dispose d’une tête de pont en Franche-Comté avec Aktuclean, petite société du Territoire de Belfort, active sur toute la région que Ronald Manfrini a rachetée il y a un peu plus d’un an.

Crédit photos : Christian Robischon



Roger Martin BTP
Article classé dans : Entreprises
Environnement

Mots-clés : Alsace, Mulhouse, Haut-Rhin, Clikéco, Wadis, déchets, collecte

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