Cellutec met la mousse en forme

Publié par Christian Robischon, le 11 octobre 2011

EMBALLAGE. Depuis sa base de Burnhaupt-le-Haut (Haut-Rhin), Cellutec poursuit son bonhomme de chemin.

L’entreprise de transformation de mousses plastiques renoue avec la croissance interne et la prolonge en externe, avec le rachat, cette année, d’une petite société à Bordeaux.

Depuis plusieurs années, Cellutec formait un petit groupe reposant sur quatre pieds : le principal se situe à Burnhaupt-le-Haut, dans le Haut-Rhin, avec 100 salariés, les autres : Calpac en Eure-et-Loire (40 salariés), LB Technique, près de Saint-Etienne (20 salariés), ainsi qu’une filiale de 10 personnes en Roumanie créée il y a cinq ans pour suivre Renault-Dacia.

Début 2011, une 5ème composante s’est rajoutée : PSD, une PME de 20 salariés dans la région de Bordeaux.

«Spécialisée dans le polystyrène expansé, elle nous ouvrira des marchés d’emballage complémentaires aux nôtres, pour l’électronique par exemple. Nous connaissons cette matière qui est appréciée pour sa légèreté, mais notre propre spécialité principale, c’est la mousse polyuréthane basse densité», décrit Dominique Antoni, le directeur général de Cellutec. La logique géographique a également présidé à cette croissance externe, puisque Bordeaux lui ouvre la porte du Sud-Ouest de la France.

Le groupe Cellutec va réaliser 27 millions d’€ de chiffre d’affaires cette année, «en légère croissance annuelle qui nous ramène au niveau de 2008», indique son dirigeant.

La dernière crise a été ressentie, mais amortie. Cellutec n’a pas connu de chômage partiel, et n’a a fortiori pas réduit ses effectifs. Le site de Burnhaupt-le-Haut qui représente la moitié de l’ensemble (13 millions d’€ de CA prévus en 2011) confirme son statut de vaisseau-amiral.

C’est lui qui lance les nouveautés et développe les produits de plus forte valeur ajoutée, porte d’entrée notamment vers les marchés du luxe et de l’automobile. «Ces deux débouchés augmentent légèrement leur part, qui passe respectivement à 20 et 30 %», observe Dominique Antoni.

Un produit écolo ces prochains mois

Dans le luxe, l’usine de Burnhaupt-le-Haut vient de remporter un nouveau marché avec la marque Jean-Paul Gaultier pour l’emballage de son dernier parfum "Kokorico". Les champagnes Dom Pérignon comptent aussi parmi ses clients fidèles. Dans l’automobile, le site travaille pour PSA, Renault et les constructeurs et équipementiers en Allemagne.

Expression de sa montée en gamme, il assure désormais des "bacs navettes" pour PSA : le concept consiste à conditionner et emballer, depuis l’équipementier vers le constructeur, un certain nombre de pièces sensibles aux chocs et rayures, comme les tableaux de bords et les clanches de portes.

L’innovation dans l’emballage mousse – selon un budget d’investissement qui n’est pas communiqué – se concrétise par exemple par un système d’impression numérique mis au point l'an dernier et objet de brevets. Il permet au client de se créer un décor, vecteur de communication.

Dominique Antoni esquisse les voies actuelles de R&D : elles donneront naissance dans les prochains mois à un "produit écolo".



Roger Martin BTP
Article classé dans : Entreprises

Mots-clés : automobile, Alsace, Vin, Haut-Rhin, luxe, vins, emballage, Burnhaupt-le-Haut

Découvrez également les articles associés :

Le fabricant de lingerie Triumph investit 11 millions d'euros dans la logistique à ObernaiLe fabricant de lingerie Triumph investit 11 millions d'euros dans la logistique à Obernai
Leader des diagnostics rapides en France, Biosynex met le cap sur l’exportLeader des diagnostics rapides en France, Biosynex met le cap sur l’export
A l’approche de son 30ème anniversaire, Imasonic s’engage dans une transmission familiale en douceurA l’approche de son 30ème anniversaire, Imasonic s’engage dans une transmission familiale en douceur
A Nuits-Saint-Georges, la maison de vins Faiveley fait de sa nouvelle cuverie de 8 millions d'euros, une oeuvre architecturaleA Nuits-Saint-Georges, la maison de vins Faiveley fait de sa nouvelle cuverie de 8 millions d'euros, une oeuvre architecturale

Commentez !


Combien font "7 plus 3" ?

Envoyer votre commentaire