Cellande fête 35 ans d’innovation au service de l’hygiène des mains

Publié par Didier Hugue, le 02 mai 2017

HYGIÈNE/SAÔNE-ET-LOIRE. L’entreprise de Ronan Jezequel est ce qu’on appelle en bon français une « success-story », dans un secteur où la concurrence est  rude.

Le dirigeant est un opiniâtre qui a su exploiter les deux grandes chances de sa vie professionnelle, nées de rencontres placées sous le sceau de la « divine providence ».

Cellande, qui fête ses 35 ans, passe à la vitesse supérieure avec un site de vente en ligne, l’embauche d’une responsable marketing et de trois commerciaux, et affirme des ambitions à l’international.

 

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Gamme actuelle des savons d'atelier pour l'hygiène des mains. © Traces Ecrites.

 

Nous avons connu Ronan Jezequel à ses débuts ou presque. C’était à la fin des années 80 ou au commencement de la décennie 90. Il était déjà installé dans un hameau de la commune de Saint-Vincent-en-Bresse (Saône-et-Loire), avait quitté son salon, puis son garage, pour fabriquer ses produits d’hygiène des mains dans sa grange.

 

Cellande, contraction de cellulose et lavande, fondée par ses soins en 1982, commençait à percer grâce à un produit magique. Ce dernier, aujourd’hui éco-labelisé, découle de la recette d’un vieil Arménien qui récupérait des batteries et nettoyait ses mains avec un savant mélange à la sciure de bois.

 

A 24 ans, Ronan Jézéquelqui était lui aussi dans le métier de récupérateur en région Rhône-Alpes voisine, trouve la solution tellement efficace qu’il décide d’en faire une activité pleine et entière.

 

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Bien lui en prend, mais le hic advient rapidement. Car peu importe pour l’administration française qu’on soit un créateur talentueux avec une invention géniale. Dans le secteur de l’hygiène, il faut respecter les règles et avoir un chimiste à demeure !

 

Le chimiste est trouvé par relation et le savon d’atelier à base de cellulose et d’huile essentielle de lavandin, développé durant une année, pouvait enfin être commercialisé.

 

« J’ai pris mon bâton de pèlerin. J’envoyais un échantillon agrafé à une documentation et je démarchais en direct les garages, les ateliers de mécaniques », évoque Ronan Jezequel.

 

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Ronan Jezequel, fondateur et dirigeant de Cellande, avec sa poudre magique (de savon). © Traces Ecrites.

 

L’opiniâtreté, qui confine chez lui à de l’obstination, paye car les utilisateurs n’ont plus de gerçures ni de crevasses hérités de lavages trop fréquents.

 

Une fibre très « écolo »

 

L’entreprise séduit ses premiers revendeurs et fait une rencontre, là encore de « divine providence » : un spécialiste de l’hygiène et de la détergence d’Auxonne (Côte-d'Or) qui lui demande de créer une gamme éco-certifiée de produits de nettoyage de sols, de vaisselle et de lessives.

 

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Cellande, deuxième génération, venait de voir le jour. Aussi, les productions artisanales, certes de qualité, ne suffisent plus. « Nous avons construit en 1995 un atelier de 1.200 mètres carrés, face à mon domicile », explique le dirigeant.

 

Bien lui en prend, car il peut étoffer ses gammes. Côté hygiène des mains, s’ajoute au savon d’atelier originel, des savons en gel et un savon sans rinçage qui contient des microbilles issues de pierre ponce.

 

« A compter de janvier 2018, les microbilles de plastique seront interdites, ce qui nous donne un avantage concurrentiel, car nos produits sont uniquement composés d’ingrédients d’origine naturelle », souligne Renan Jezequel.

 

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Cellande investit chaque année 100.000 € dans son matériel de production. © Traces Ecrites.

 

Toujours pour l’hygiène des mains, l'entreprise commercialise à l’attention des professionnels de la santé et de l’agroalimentaire, un gel hydroalcoolique et un savon bactéricide, ainsi que deux crèmes de protection avant et après nettoyage.

 

Le chiffre d’affaire de deux millions d’€ avec un effectif de 20 personnes s’équilibre à parité entre la détergence et l’hygiène. Pour booster ses ventes, afin d’atteindre les 3 millions, le fabricant passe à la vitesse supérieure. Il a recruté une responsable du marketing, trois commerciaux de terrain et positionne un site de vente en ligne.

 

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Côté investissements matériels, l'enveloppe annuelle s'élève à 100.000 € et la cellule R&D met actuellement au point de nouveaux savons entièrement écologiques. Dernière ambition du plan d’action stratégique : l’international.

 

« Nous vendons en Europe et en Scandinavie, je souhaiterais aussi aborder le grand export avec en ligne de mire les Etats-Unis », indique le chef d’entreprise bressan.

 

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Le laboratoire de recherche et développement met actuellement au point une gamme de savons entièrement écologiques. © Traces Ecrites.


Roger Martin BTP
Article classé dans : Entreprises

Mots-clés : Saône-et-Loire, Cellande, produits d'hygiène, Bourgogne Franche-Comté, Ronan Jezequel, savon d'atelier, hygiène des mains, détergence, produits écologiques

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