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«Une garantie morale aux banquiers et investisseurs»

Publié par Christiane Perruchot, le 05 octobre 2011

AVIS D'EXPERT. Etienne Boyer, président du Pôle des Microtechniques a lancé hier 4 octobre, le label Entreprise Innovante des pôles au Microtech Day, à Besançon (Doubs).

Sa finalité : aider les PME en phase d'industrialisation ou de commercialisation d'un produit, à convaincre banquiers et investisseurs.

Que peut apporter ce label aux entreprises ?

Hérité des pôles mondiaux de compétitivité, le label Entreprise innovante des pôles est voué à être décliné dans chaque pôle de compétitivité. Il part d'un constat : il existe plusieurs dispositifs sous l'enseigne de l'innovation pour financer les entreprises innovantes dans la phase de recherche et de développement.

Cependant, lorsqu'elles abordent la phase de l'industrialisation et de la commercialisation, souvent 2 à 5 ans plus tard, elles se heurtent à des difficultés de trésorerie ou d'insuffisance en fonds propres. L'obtention du label signifiera que ces entreprises ont développé un projet doté d'un sérieux potentiel et que leur dirigeant est mûr pour le conduire. Il apporte en quelque sorte une garantie morale aux banquiers et investisseurs.

Concrètement, comment obtient-on ce label ?

La candidature des entreprises, sur la base du volontariat, est examinée par un comité qui analyse la pertinence du projet et les capacités du dirigeant à mobiliser des partenaires et travailler en réseau. Ce critère est capital et on ne le lit pas dans un business-plan.

Composé notamment de membres du pôle des microtechniques, de l'incubateur régional et de représentants des écoles d'ingénieurs réunies à Témis, le comité a cette faculté d'analyse, car la plupart de ces projets ont émergé il y a quelques années sous une forme collaborative avec des laboratoires de recherche dans le cadre du pôle des microtechniques. Les financeurs sont également accueillis dans le comité : conseil régional de Franche-Comté, Franche Comté Gestion, Oséo, la caisse des dépôts, des banquiers.

Combien d'entreprises ce label peut-il concerner ?

Au moins 60 à 80 entreprises, la plupart de quelques salariés, qui depuis les 6 années d'existence du pôle des microtechniques, ont développé des projets. C'est un potentiel de développement énorme pour la région, et pour la filière qui va plutôt bien. 2011 a été une bonne année pour les microtechniques car elles concernent des domaines d'application très large qui ne subissent pas les soubresauts du marché au même moment.

Le secteur médical, domaine de prédilection des microtechniques en Franche-Comté, a un fort potentiel d'innovation et de marché avec des marges intéressantes. On observe aussi une reprise de la machine-outil. Pour l'heure, les entreprises n'ont guère de visibilité pour 2012, sachant cependant, pour modérer le propos, que dans le domaine, elles sont très réactives et les carnets de commande peuvent se remplir très vite.

Journée d'échanges avec les donneurs d'ordre, le Microtech Day, dont la 1ère édition s'est soldée par une centaine de participants - pour moitié de chefs d'entreprises- se déroulera désormais en alternance avec le salon biennal des microtechniques Micronora. Le prochain aura lieu du 25 au 28 septembre 2012.

Président du pôle des microtechniques, Etienne Boyer, DRH à Areva, est aussi président de l'Union des industries de la métallurgie de Franche-Comté (UIMM).

Olivier Mérigeaux est le nouveau directeur du pôle des microtechniques, succédant à Jean-Michel Paris qui prend la direction de l’Institut Pierre Vernier. Titulaire d’un DEA d’astrophysique, géophysique, techniques spatiales, complété en 2007 par un Exécutive MBA à l’ESC de Toulouse, il a été pendant plus de 20 ans directeur technique et scientifique, puis directeur technique et industriel au sein de PME spécialisées dans le développement de systèmes embarqués et de production pour l’aéronautique. En 2006, il a créé son cabinet de conseil en Gestion de l’innovation technique et industrielle.

Le Pôle des Microtechniques fédère 80 adhérents. La filière en Franche-Comté compte 406 entreprises (10% appartenant à un groupe) et 12 000 salariés ainsi que 680 chercheurs, dont 230 équivalents temps plein en recherche publique (350 postes) et 450 en recherche privée.



Roger Martin BTP
Article classé dans : Avis d'expert

Mots-clés : Besançon, Franche-Comté, Doubs, microtechniques, pôle de compétitivité

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