«L’évolution des salariés, un atout pour leur employeur»

Publié par Christian Robischon, le 18 octobre 2012

RESSOURCES HUMAINES. La Maison de l’emploi et de la formation de Mulhouse organise vendredi 19 octobre, les premières rencontres de la mobilité professionnelle.

Son président Philippe Maitreau en explique l’originalité.

Il prédit que la démarche pionnière de gestion territoriale des ressources humaines (GTRH) engagée dans la région de Mulhouse, deviendra monnaie courante dans dix ou quinze ans.

Cliquez sur les photos pour les agrandir.

Quel est l’objet et la particularité de ce rendez-vous ?

S’adressant aux salariés d’une part et aux entreprises d’autre part, il invite à aborder les questions de la mobilité, de la sécurisation des parcours professionnels et de la gestion prévisionnelle des emplois et compétences (GPEC) de façon non contrainte, sans pression, par une démarche d’anticipation. C’est tout le défi d’ailleurs de la manifestation ! Attirer à elle des salariés qui n’ont pas un besoin immédiat de changer de poste, mais qui aient conscience qu’ils risquent d’être amenés à évoluer à terme, dans un an ou plus, dans leur entreprise ou non, notamment parce qu’ils sont aujourd’hui sur des métiers que l'on sait fragilisés.

Qu’ils portent un projet déjà mûr ou qu’ils n’aient encore que des idées vagues,  ils pourront rencontrer tous les organismes actifs dans la reconversion professionnelle : les Opca, le Fongecif (Fonds de gestion du congé individuel de formation), Pôle emploi, etc... Un entretien initial avec le service public de l’orientation permettra de les diriger vers l’espace thématique adéquat : valorisation des compétences, réorientation, création/reprise d’entreprise, formation tout au long de la vie.

Ce sont bien des salariés en poste auxquels nous nous adressons, non des demandeurs d’emploi. Et il ne s’agit pas d’un salon de recrutement.

Un salon pour prévoir la reconversion professionnelle.

En quoi la rencontre s’adresse-t-elle aux employeurs ?

Pour eux, plus particulièrement pour les DRH, nous avons aménagé un espace distinct : "Organiser la mobilité", avec les structures compétentes. Là encore, on est dans le préventif et non dans le curatif, pour anticiper au mieux la reconversion interne ou externe de leurs salariés qui pourrait survenir à terme.

Les groupes sont bien outillés, la soirée cible en premier lieu les PME. J’ai conscience que c’est leur demander de voir plus loin que leur préoccupation immédiate ô combien légitime du maintien du volume d’activité en période de crise.

Et de comprendre que l’évolution professionnelle des salariés se conçoit comme un atout pour leur employeur.

Le territoire de Mulhouse est-il prêt à ces mobilités ?

Il en possède en tout cas toutes les cartes. La démarche de GPEC territoriale Transvers’Al, initiée par notre Maison de l’emploi et de la formation, a  recensé sur l’ensemble des branches, une vingtaine de métiers en déclin ou en voie d’extinction, mais aussi 60 autres en développement.

Elle a identifié les passerelles possibles entre les uns et les autres, que l’on peut franchir par les compétences acquises au cours de l’expérience professionnelle, sans nécessairement passer un diplôme. On les retrouve sur notre site www.monmetierdedemain.com, qui a attiré 7 000 visiteurs en un an de fonctionnement.

Je suis persuadé qu’avec cette gestion territoriale des ressources humaines (GTRH), Mulhouse engage une démarche pionnière qui deviendra monnaie courante dans dix ou quinze ans.

Vendredi 19 octobre, de 16 h à 21 h, à l’Orientoscope, 11 rue Jean-Jacques Henner à Mulhouse.

Contact : Maison de l’emploi et de la formation du Pays de la région mulhousienne, 03 89 54 40 01. contact@mef-mulhouse.fr, www.monmetierdedemain.com

Photos : Maison de l'emploi de Mulhouse.



Roger Martin BTP
Article classé dans : Avis d'expert

Mots-clés : Alsace, Mulhouse, Emploi - Formation, gestion des ressources humaines, Pôle Emploi, mobilités professionnelles

Découvrez également les articles associés :

En entreprise, comment réagir face à un éventuel risque de radicalisationEn entreprise, comment réagir face à un éventuel risque de radicalisation
Des taux historiquement bas, le paradoxe d’une croissance sans inflationDes taux historiquement bas, le paradoxe d’une croissance sans inflation
Nous allons mieux associer les chefs d’entreprises de Bourgogne-Franche-Comté aux stratégies de l'Agence Économique Régionale Nous allons mieux associer les chefs d’entreprises de Bourgogne-Franche-Comté aux stratégies de l'Agence Économique Régionale
La Banque de France et la Région du Grand Est proposent une formule d'ingénierie financière pour le développement des entreprisesLa Banque de France et la Région du Grand Est proposent une formule d'ingénierie financière pour le développement des entreprises

Commentez !


Combien font "8 plus 4" ?

Envoyer votre commentaire