Besançon vise la labellisation Medtech biotech avec 35 start-up du biomédical et des biotechnologies

Publié par Monique Clémens, le 19 avril 2016

NUMÉRIQUE/BESANÇON. Besançon n’a pas dit son dernier mot avec la French Tech : pour bénéficier de l’effet réseau, de la visibilité et des aides au financement offertes par le label, les entreprises locales du biomédical et des biotechnologies se fédèrent, via le cluster Innov’Health, et défendent une candidature à un réseau thématique.
Elles sont 35 start-up à porter le dossier, sur un vivier estimé à 200 en Franche-Comté et 100 en Bourgogne, soit l’équivalent des forces de Strasbourg.

Son nom, si la candidature est retenue ? « Medtech biotech Besançon Bourgogne Franche-Comté ».

 

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Les biotech bénéficient d'un environnement favorable à Besançon. Ici, La salle blanche de Temis Sciences © David Cesbron/conseil régional de Franche-Comté.

 

Trop petite pour être labellisée « métropole French Tech », comme le sont Strasbourg-Mulhouse (également dans les medtech) Grenoble, Nantes, Bordeaux, Montpellier ou encore Aix-Marseille (17 écosystèmes retenus), Besançon figure toutefois, en tout petit, sur la carte de France French Tech.

 

La cité comtoise dispose d’un « potentiel de croissance et d’une dynamique », avaient écrit Emmanuel Macron et Axelle Lemaire, la secrétaire d’Etat chargée du numérique, en réponse à sa première candidature. Cette petite mention avait également été accordée à Poitiers, Toulon, Rouen, Limoges ou Annecy.

 

De quoi mettre du baume au cœur des Bisontins qui tentent cette fois une vraie labellisation au titre des réseaux thématiques de la French Tech, sous la bannière « medtech biotech ».

 

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En Bourgogne, parallèlement à ce dossier, de jeunes pousses du secteur agroalimentaire visent une labellisation « Food Tech » et ont déposé leur candidature le 11 avril en même temps que les Bisontins.

 

Le dossier porte les couleurs de la grande région, mais le Grand Besançon, qui abrite une forte concentration de ces petites entreprises de la santé et qui se pose en « facilitateur » d’un écosystème favorable à leur développement (développement de Temis Santé, projet Bio-Innovation), est fortement impliqué dans cette démarche qui, pour être validée, doit être portée par les start-up elles-mêmes.

 

Pierre Vivien, le directeur du pôle des Microtechniques qui a récemment donné naissance au cluster santé « Innov’Health, everything for life » qui porte le dossier, rappelle la richesse de l’écosystème local dans cette filière.

 

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« En Franche-Comté, on compte environ 200 start-up qui sont soit dans le biomédical, soit dans les dispositifs médicaux. En Bourgogne, une centaine. Par comparaison, Strasbourg c’est 300. Et avec l’ISIFC, l’ENSMM, un CHU très ouvert sur l’innovation et Femto-ST, le plus gros laboratoire de France en sciences de l’ingénieur, les entreprises ont tout ce qu’il faut ici. »

 

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Fabien Bigueur, ingénieur R&D (à droite), Florian Paupert, ingénieur Qualité & Affaires réglementaires et au milieu, Nicolas Rauber, le dirigeant fondateur de Miravas.

Trente-cinq start-up de la grande région

 

La candidature est portée par 35 start-up de la grande région, dont une forte proportion du Grand Besançon : Percipio Robotics, ART Stent, Cryonic Médical, SkinExigence, Proviskin, Covalia ...

 

Son lancement fut l’occasion, quelques jours avant le dépôt officiel de la candidature, d’une petite manifestation au cœur du sujet, à Temis qui abrite notamment l’incubateur d’entreprises innovantes, d’où un certain nombre de ces jeunes pousses sont sorties, mais aussi une pépinière et un hôtel d’entreprises, où elles acquièrent ensuite leur autonomie.

 

« L’objectif, c’est bien d’accélérer la croissance des start-up, de faciliter leur financement, et d’accroître leur visibilité internationale », rappelle Florent Guyon, président d’Innov’Health.

 

Un certain nombre d’entre elles sont sur les starting-blocks. Nicolas Rauber, le fondateur de Miravas, à Besançon, qui va bientôt commercialiser un dispositif de traitement de la maladie veineuse à la vapeur ; Patrick Ducouroy, qui créera début mai Biomaneo, à Dijon, pour développer des kits d’analyse très haut-débit pour le dépistage et le diagnostic de différentes pathologies...

 

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Un chariot de télémédecine conçu par Covalia.

Mais aussi François Dufay, fondateur de DTA Médical, à Lons-le-Saunier (Jura), qui démarre cette année l’étude clinique de son dispositif médical de traitement des plaies ; Abdousamed Ben Ali, directeur du Microtech, une entreprise créée en septembre 2015 par deux autres pour répondre à leurs besoins en pièces métaloplastiques, notamment en surmoulage, pour différents marchés… dont celui du médical…

 

Enfin Sébastien Henry, le fondateur de Onefit Medical, à Besançon, qui a mis au point un logiciel de planification 3D pour la chirurgie orthopédique et qui, en quatre ans, a connu un décollage et un développement très rapides.

 

Résultats de cette agglomération de talents, en septembre, date attendue de cette labellisation « medtech biotech ».



Roger Martin BTP
Article classé dans : Entreprises

Mots-clés : numérique, biomédical, start-up, biotechnologies, pôle des microtechniques, Témis Sciences, OneFit Medical, French Tech, Temis Santé, Covalia, Miravas, Food Tech, Medtech biotech, Innov’Health, Percipio Robotics, ART Stent, Cryonic Médical, SkinExigence, Proviskin, Biomaneo, DTA Médical, Le Microtech

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