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A Besançon, le leader mondial des solutions de stationnement Parkeon s’envole avec Flowbird

Publié par Monique Clémens, le 17 avril 2018

MOBILITÉS/DOUBS. Un mariage avec une entreprise complémentaire suédoise, un nouveau nom, une stratégie numérique et internationale renforcée. Parkeon devenue Flowbird, qui s’apprête à lancer sa solution de paiement de stationnement par téléphone mobile à Paris, en mai, veut garder son avance mondiale.

 

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Flowbird qui fournit le parc d’horodateurs de Besançon utilise souvent la ville où est implanté l’essentiel de sa production pour tester ses nouvelles solutions, comme ce fut le cas pour son application Whoosh de paiement par mobile. © Havas.

 

Le mariage de Parkeon avec la société suédoise Cale avait été annoncé en novembre 2017, mais l’union fut réellement scellée début 2018. Leader mondial des solutions de paiement de parking, l’entreprise née sur le parc Lafayette de Besançon, en 2004, de la division billetique de Schlumberger, prenait alors le contrôle du numéro 2 du secteur, très présent sur le marché américain.

 

Un nouveau coup d’accélérateur pour Parkeon, dont le siège est parisien mais qui a conservé la R&D et l’essentiel de la fabrication à Besançon, où elle emploie 430 de ses quelque 1.000 salariés, dont une forte proportion d’ingénieurs.

 

Un nouveau nom a été donné à l’ensemble et dévoilé en mars, sur le salon Intertraffic d’Amsterdam. Adieu Parkeon et Cale, bonjour Flowbird. Flowbird, c’est aussi le nom de la plateforme logicielle que l’entreprise nouvelle met à disposition des collectivités pour organiser la mobilité.

 

Un nom qui, selon le communiqué de presse, évoque « une nuée d’oiseaux » et, pour résumer, « symbolise l’ambition de faciliter les déplacements individuels tout en assurant une efficacité collective maximale et des flux harmonieux ». Ah, la poésie des communicants…

 

LCR

 

Mais la magie semble opérer et, une lune de miel plus tard, Bertrand Barthélémy, son président, est toujours sur un petit nuage. « Le mariage s’est passé encore mieux que nous l’espérions. Il y a une bonne ambiance entre nos deux entreprises dont les cultures sont proches et entre lesquelles il y a du respect. Nous avons maintenant aligné nos objectifs complets et nous travaillons sur deux sujets majeurs. »

 

Les deux sujets en question illustrent la stratégie globale du nouvel ensemble en matière de solutions de mobilité pour villes intelligentes, qui donne encore plus de place au numérique. Le numérique, c’était déjà le virage pris par Parkeon, en 2012, lorsqu’il avait accueilli le fonds d’investissement ICG pour se sortir de difficultés financières – l’entreprise était alors en cessation de paiement – et passer d’un modèle tout industriel à un modèle mixte, mêlant solutions digitales et conception de systèmes et matériaux de paiement.

 

Un virage qui s’était avéré payant, puisque Parkeon était passé de 160 millions d’€ de chiffre d’affaires en 2012 à 220 millions en 2016, l’année où le fonds Astorg Partners avait pris le relais d’ICG.

 

La première solution française à disposition des villes 

 

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Flowbird, ex-parkeon, emploie 340 personnes à Besançon :  la R&D et l’essentiel de la fabrication. 60 personnes ont été embauche en 2017 pour mettre en place la dépénalisation du stationnement © Rémy Gros.

 

Le premier sujet qui anime Flowbird sera la mise en place, début mai, du paiement du stationnement par téléphone mobile à Paris. « Une centaine de villes clientes de Parkeon, en France, offrent déjà cette option avec notre application Whoosh, mais à Paris nous serons les premiers à proposer un tel dispositif », explique Bertrand Barthélémy.

 

L’avantage de l’application Whoosh, que les Bisontins avaient pu tester en avant-première - la ville servant souvent de laboratoire à l’entreprise -, c’est la possibilité de payer à distance et de prolonger, si besoin, sa durée de stationnement autorisé.

 

« BMW et Volkswagen ont leur propre solution, mais il s’agit de la première solution française à disposition des villes », poursuit le dirigeant. « Pour nous, cela consiste surtout en un travail d’explication à l’utilisateur, avec des spécificités ville par ville. Le système communique avec le back-office de Flowbird. Nous avons étendu notre savoir-faire au digital et nous sommes devenus crédibles dans ce milieu. »

 

Le digital est plus que jamais au cœur de la stratégie de Flowbird. Fin mars, un PDG a été recruté justement pour piloter l’activité de paiement par téléphone mobile baptisée Yellowbrick International. C’est Marius Koerselman, qui a occupé les mêmes fonctions chez Parkmobile, qui a été nommé à ce poste. Sa mission : pousser Flowbird à une position de leader mondial du paiement du stationnement par smartphone.

 

BPALC

 

Parallèlement avait été annoncée la mise en place d’un partenariat croisé d’échanges de données avec Parkopedia, un autre acteur du parking, dont les informations pourront nourrir l’application Path to park de Flowbird permettant de trouver facilement une place de stationnement.


L’autre sujet qui occupe fortement Parkeon depuis 2017 et désormais Flowbird est celui de la dépénalisation du stationnement, entrée en vigueur au 1er janvier 2018. Un sujet techniquement complexe de décentralisation qui transfère de l’Etat aux villes la capacité de fixer le montant et d’encaisser le forfait de post-stationnement (le FPS, ou l’amende, qui était de 17 € auparavant et varie aujourd’hui de 10 à 60 €, selon les villes).

 

Parkeon avait anticipé cette mesure et embauché environ 60 personnes en 2017, à Besançon essentiellement, pour assurer l’intégration et l’interopérabilité des différents systèmes.

 

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Bertrand Barthélémy, président : « Nous sommes devenus crédibles dans ce digital. » © Rémy Gros.

 

Les villes ont pris leur temps et le sujet occupe toujours fortement l’entreprise, qui n’a jamais vendu ni mis à jour autant d’horodateurs – 4.500 neufs et 7.500 en retrofit, soit trois ou quatre fois plus qu’une année normale, assure Jean-François Esnault, directeur France de la division smart city de Flowbird.

 

La mesure, évidemment, n’est pas populaire, sauf pour les villes qui ont choisi de faire jouer une astuce prévue par la nouvelle loi : celle consistant à minorer l’amende en cas de paiement rapide. Flowbird a donc intégré cette possibilité dans ses solutions de paiement par horodateur ou par mobile via Whoosh.

 

« Cela diminue le sentiment de matraquage et d’injustice pour l’automobiliste et cela contribue aussi à fluidifier le trafic en centre ville, ce qui était l’objectif », constate Bertrand Barthélémy.

 

D’autant plus que l’amende minorée est parfois inférieure aux 17 € en vigueur jusqu’en décembre 2018. L’entreprise, qui détient 85% de parts de marché en France, a déjà équipé 26 villes de sa solution de paiement avec forfait minoré.

 

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Flowbird en chiffres


• Chiffre d’affaires 2017 : 250 millions s’€ pour Parkeon (dont 80% à l’export), 70 pour Cale, soit 320 millions au total.
• Emploi : 1.016 salaris pour Parkeon au 1er décembre 2017 (dont 430 à Besançon auxquels s’ajoutent une centaine d’intérimaires), 284 pour Cale, soit 1.300 au total.
• Présence des deux partenaires dans 5.000 villes dans 70 pays.
• 100 millions d’utilisateurs dans le monde par semaine.
• 80% de parts de marché en France pour Parkeon, 85% désormais avec l’arrivée de Cale. En Suède, la proportion est inversée.
• 40% de parts de marché pour Parkeon aux Etats-Unis, 80% désormais avec Cale.
• Autre activité historique de Parkeon : la billettique de transports.



Roger Martin BTP
Article classé dans : Entreprises

Mots-clés : Besançon, Doubs, numérique, billettique, Mobilités, Parkeon, Bourgogne Franche-Comté, horodateurs, smart city, Flowbird, stationnement

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