Alstom Power à Belfort : une histoire plus que centenaire avec une nouvelle page à écrire

Publié par Pierre-Yves Ratti, le 09 juillet 2015

ENERGIE/FRANCHE-COMTÉ. Petit tour dans les ateliers d'Alstom Power à la faveur de l'une des visites mensuelles organisées par la mairie de Belfort en partenariat avec le groupe.

Une idée née des Journées du patrimoine, et qui rencontre un franc succès. Car Alstom fait partie de l'inconscient collectif belfortain.

 

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Alstom Power organise avec la mairie de Belfort, des visites pour le grand public. Ici, le 3 juillet dernieri. ©Pierre-Yves Ratti.

 

Annoncée en fanfare il y a un peu plus d'un an, la fusion entre Alstom Power et General Electric est désormais conditionnée par l'accord des services de la concurrence de la commission Européenne. Une décision attendue pour fin août et qui ne semble pas acquise.


Cette fusion fait l'unanimité dans les milieux politico-économiques belfortains. Car à Belfort, la cohabitation de ces deux poids lourds de l'industrie fait partie du paysage : les locaux d'Alstom voisinent ceux de General Electric (GE) au sein du Techn'hom. Les salariés se côtoient dans la même cantine inter-entreprises et il n'est pas rare qu'ils soient passés de l'une à l'autre au cours de leur carrière.

 

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Alstom Power fabrique des turbines, principalement pour le parc nucléaire français. ©Pierre-Yves Ratti.

 

La première locomotive est sortie des ateliers belfortains d'Alstom en 1880 ; la première dynamo en 1888 et le premier alternateur en 1905. L'entreprise est née à Belfort à la suite de la guerre de 1870 : l'industriel André Koechlin crée un établissement dans l'actuel Territoire de Belfort, seule partie du Haut-Rhin demeurée française, pour sauvegarder ses marchés et éviter les droits de douane.

 

Le début d'une longue aventure qui a façonné le paysage urbain, industriel et social de la ville.

 

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Les locaux d'Alstom Power voisinent ceux de General Electric (GE) au sein du Techn'hom ; la commission européenne doit donner son aval pour une fusion. ©Pierre-Yves Ratti.

 

Les promesses de GE en faveur de Belfort ont été nombreuses l'an dernier, avec notamment celle portant sur l'installation d'un nouveau quartier général dans le Territoire de Belfort, pour la turbine à vapeur.

 

En attendant, Alstom Power (environ 2000 salariés) poursuit la production de ses turbines pour la production d'électricité avec différentes sources d'énergie, et un savoir-faire reconnu. Le dernier investissement en date porte sur une machine de 10 millions d'€ pour la fabrication des rotors des turbines.

 

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Les grandes ailettes avant leur installation sur un rotor. ©Pierre-Yves Ratti.

 

Le constructeur équipe aujourd'hui plus de 70% du parc nucléaire français.

 

Les rotors fabriqués sur place atteignent 1500 tours par minute et pèsent jusqu'à 170 tonnes. Mais pour ces mastodontes, la tolérance de vibration des ailettes n'est que 5 microns. Un rotor est « 100 fois plus équilibré qu'une roue de voiture », explique un cadre.

 

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Pièces de rotors. ©Pierre-Yves Ratti.

 

Les corps de turbines arrivent, depuis une fonderie Alstom, bruts de décoffrage à Belfort où ils sont usinés.


Les pièces de rotors qui sont travaillés sur une ligne parallèle sont dépouillées de 30 tonnes de copeaux qui seront ensuite remplacées par le même poids d'ailettes.

 

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Le dernier investissement en date porte sur cette machine pour la fabrication des rotors. ©Pierre-Yves Ratti.


Roger Martin BTP
Article classé dans : Entreprises

Mots-clés : Territoire de Belfort, Belfort, énergie, Alstom Power, nucléaire, investissements, électricité, General Electric, turbines

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