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A Dijon, Burgundy School of Business imagine et forme à l’entrepreneuriat de demain

Publié par Didier Hugue, le 23 novembre 2017

FORMATION SUPÉRIEURE/DIJON. Internationalisation oblige, l’Ecole Supérieure de Commerce (ESC) de Bourgogne, rebaptisée récemment Burgundy School of Business (BSB), inaugurera officiellement son nouveau campus de Dijon ce vendredi 24 novembre.

L’occasion de traverser la rue et de se rendre dans un espace de l’école entièrement consacré à la recherche et à la formation sur l’entrepreneuriat que nous explique Olivier Toutain, l’un des enseignants-chercheurs.

L’endroit nommé « The Entrepreneurial Garden » abrite aussi un incubateur de futurs entrepreneurs sensibles à une économie qui crée de la valeur, respecte l’environnement et considère l’humain.

 

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BSB enseigne l'entreprenuriat de demain dans cet espace entièrement rénové et à quelques centaines de mètres de son campus. © BSB.

 

A la veille de l’inauguration du campus dijonnais de la Burgundy School of Business (BSB), en présence notamment de François Rebsamen, maire et président de Dijon Métropole, délaissons un temps cette école supérieure de commerce, de mieux en mieux cotée sur l’échiquier international, pour nous diriger quelques centaines de mètres plus loin dans l’un de ses départements entièrement consacré à l’entrepreneuriat.

 

Dans cet ancien bâtiment de la Société coopérative et participative (Scop) Envol, œuvre une poignée d’enseignants-chercheurs - onze au total dont sept permanents - qui consacrent leurs travaux à l’entrepreneuriat et forment des étudiants à cet état d’esprit où la France cumule un retard considérable par rapport à d’autres pays.

 

Parmi eux, Olivier Toutain, qui casse d’entrée de jeu certaines idées reçues. « On vante l’exemple anglo-saxon, entre autres américain, de l’entrepreneuriat et tout spécialement le petit monde de la Silicon Valley, mais sachez que le taux de chute des start-up y dépasse là-bas les 90%. » Le modèle scandinave a, en revanche, grace au yeux de l’enseignant-chercheur, qu’il se situe en Finlande, en Suède ou au Danemark.

 

Ecole des vins 

 

« L’éducation dès le plus jeune âge y est axée sur l’émancipation, l’adaptation à l’environnement, comme aux circonstances, la conscience de ses actions et de leurs impacts, l’entrepreneuriat c’est avant tout cela », argumente Olivier Toutain.

 

Alors à Dijon, dans cette extension du campus baptisé « The Entrepreneurial Garden », on distille une culture et on provoque des expériences à mille lieux du taux de marge brut ou de la capacité d’autofinancement.

 

Valérie Ballereau met ainsi les étudiants au cœur d’un manège et les convie à commander à un cheval (horse coaching). Ce test sur le leadership est idéal avec cet animal qui considère l’homme comme un « prédateur » et est en permanence en alerte. Si vous n’avez pas l’autorité suffisante, le cheval fera ce qu’il veut et jamais ce que vous souhaitez.

 

 

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Le learning center,  un espace d'enseignement multi-espaces de l'École BSB. © BSB / Grégory Girard.

 

« C’est difficile, ils se plantent, recommencent, se plantent encore. Ici la compréhension du travail sur soi est déterminante », ponctue Olivier Toutain. Le cheval fait office de simple miroir pour de prochains chefs d’équipe, directeurs d’établissement, responsables des ventes, sous-traitants... A eux de trouver la motivation, l’autorité naturelle, la force de persuasion, le petit plus qui fera qu’au final le cheval suivra les directives.

 

Accepter l’échec

 

D’autres expérience décalées d’un enseignement qui fait rêver, car défend des valeurs humaines et écologiques, sont aussi conduites avec l’école des Beaux-arts de Besançon. Comme on le constate, cet espace pédagogique de la Burgundy School of Business (BSB) fait naître, suscite, inspire, mais ne dicte pas. A chacun d’y prendre ce qui lui est utile.

 

Sauf sur un point : l’acceptation de l’échec. « Nous leur disons que c’est une chance, une opportunité pour rebondir, une expérience inappréciable pour avancer plus vite », argumente Olivier Toutain. Pas facile à enseigner dans ce beau pays des droits de l’homme et du citoyen où le failli est considéré, au mieux comme un incompétent, au pire comme un escroc.

 

 Banniere-Fondation-TracesEcrites

 

Ce dépassement de l’économique pur et du seul résultat net (ou bénéfice) impose juste une seule posture : avoir l’envie d’entreprendre et imaginer au final qu’une fois la « réussite » atteinte, l’entreprise n’est plus le reflet de son créateur, mais de tous ceux qui y participent.

 

Qui est Olivier Toutain ?

 

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© Traces Ecrites.

 

Très impliqué dans le monde de l’entrepreneuriat depuis plus de 15 ans, Olivier Toutain est enseignant-chercheur et pilote le centre d’expérimentation et d’innovation pédagogique en entrepreneuriat TEG pour « The Entrepreneurial Garden » de BSB.

 

Cet homme de 44 ans, très persuasif et débateur hors pair, conduit de nombreuses recherches dans le champ de l’éducation à l’entrepreneuriat, autour de trois axes majeurs :  la construction sociale des connaissances, la coopération, l’émancipation et la liberté d’entreprendre, la construction du milieu éducatif entrepreneurial, via l’étude de la formation et du développement des Écosystèmes Éducatifs Entrepreneuriaux (EEE). Enfin, l’exploration de la dimension ontologique de l’éducation à l’entrepreneuriat.

 

bsb_1Un campus étendu et rénové pour 9,5 millions d’€

 

Pas facile de s’étendre en centre-ville de la capitale régionale de la Bourgogne-Franche-Comté. L’École BSB y parvient en construisant deux nouveaux bâtiments et en rénovant une grande partie de son site.

 

L’ensemble du chantier aura coûté pas moins de 9,5 millions d’€. Les collectivités locales y apportent leur écot : Dijon Métropole, 1,5 million ; la Région, 2,5 millions et le Conseil départemental de Côte-d’Or, 1 million.

 

L’un des nouveaux bâtiments est entièrement consacré au master du management des vins et spiritueux, qui bourgogne oblige, attire de la France entière. Quant au second, il redessine l’accueil et l’espace de vie étudiante. Fondée en 1900, BSB, ex-Esc Dijon-Bourgogne accueille cette année 2.650 étudiants avec près d’un tiers d’étrangers.

 

L'école a un effectif de 65 professeurs permanents, 177 personnels au total et s’appuie sur un budget de 21,5 millions d’€.

 

Découvrez les raisons de s'implanter sur Dijon Métropole en cliquant sur le logo :

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Roger Martin BTP
Article classé dans : Emploi - Formation

Mots-clés : Dijon, enseignement supérieur, Bourgogne Franche-Comté, Burgundy School of Business, entrepreneuriat, Olivier Toutain

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1 réponse(s) à "A Dijon, Burgundy School of Business imagine et forme à l’entrepreneuriat de demain"

  1. Jean-Louis Syrendit :

    Ne trouvez-vous pas que l'utilisation systématique de l'anglais dans vos intitulés est excessive? A force de parler de responsabilité sociale mise à toutes les sauces, de l'humain etc. on en arrive à oublier l'économie. La seule entreprise vraiment citoyenne que je connaisse c'est celle qui fait des profits parce que cela prouve qu'elle satisfait de vrais besoins et c'est ça sa fonction sociale (merci l'impôt sur les sociétés!).

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