De Besançon, Prosol Technologie fait briller les sols en béton dans l'Est de la France

Publié par Christiane Perruchot, le 20 mars 2018

BÂTIMENT/BESANÇON. Bien implanté sur le quart nord-est, de Besançon, son siège social, jusqu'à l’Alsace et la Lorraine, Prosol Technologie s’intéresse aujourd’hui à la Bourgogne et à la région lyonnaise.
Sa spécialité, le béton ciré, remarquée à l'Espace des Arts à Besançon il y a plusieurs années déjà, s’est récemment illustrée au Crous de Nancy. Découverte de cette technique bien particulière.

 

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Le Crous de Nancy, livré début 2018 : 1.000 m² de béton ciré micro-ciment teinté gris clair avec vernis mat. © Prosol.

 

Lui qui dit faire « un travail souvent caché », explose maintenant dans la lumière. Spécialiste depuis 20 ans des revêtements de sols, Lucien Aranda, le fondateur de Prosol Technologie à Serre-lès-Sapins, près de Besançon, s’est immiscé sur la niche du béton ciré qui fait de lui l’une des références nationales du secteur.


Ce fut d’abord l’Espace des Arts à Besançon et la bibliothèque universitaire de Strasbourg, plus récemment les Galeries Lafayettes de Roppenheim (Bas-Rhin) et le Crous de Nancy, et bientôt la médiathèque Agora de Metz. Il revendique environ 250.000 m2 réalisés avec cette technique, dans des équipements publics et des maisons individuelles.


C’est d’un voyage aux Etats-Unis il y a une dizaine d’années, qu’il a rapporté la technique du béton ciré dont il dit avoir été le précurseur en France. Elle donne aux sols une brillance et un aspect si lisse qu’ils deviennent un élément de décoration. « Des billards », commente le dirigeant.


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L’application du béton ciré exige un savoir-faire très particulier. La pose se fait en une succession de couches superposées appliquées avec une habile gestuelle. Sur une chape de béton brute, une couche de masse, puis deux couches de finition sont réalisées à la taloche. Entre chacune, l’appareil une fois sec est poncé et balayé. L’ouvrage s’achève par deux couches de vernis. Avec le temps de séchage, il faut pas moins de trois jours de mise en oeuvre quelque soit la surface en comptant le temps de séchage de chaque couche.


« Nous fabriquons nos propres formulations que nous testons en laboratoire, à partir d’une base de ciment à laquelle nous ajoutons du silice qui apporte la résistance et la délayons dans un liquide spécifique et non de l’eau qui risquerait de provoquer des fissurations au séchage », décrit Lucien Aranda.


De grandes surfaces sans joints

 

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Mise en oeuvre à la taloche du béton ciré. © Prosol.

 

Utilisé pour les grandes surfaces qui doivent être à la fois résistantes et décoratives - car on peut y ajouter des oxydes de fer pour les colorer -, le béton ciré s’applique aussi sur des surfaces verticales (murs, escaliers) et en rénovation, sur des carrelages ou encore des planchers chauffants, énumère le dirigeant.


« L’un des atouts que nous vendons aux architectes qui sont nos prescripteurs auprès des donneurs d’ordre publics ou privés, est la réalisation de grandes surfaces de 400 à 500 m2 sans aucun joint », précise Lucien Aranda qui balaie une idée reçue qui voudrait que le matériau soit beaucoup plus onéreux que les autres revêtements de sols. « Mon idée est de démocratiser ce produit qui, à 65 € le m2 main d’oeuvre comprise, a un niveau de prix comparable à d’autres. »

 

Installé dès le départ sur une zone de chalandise allant jusqu’à l’Alsace et la Lorraine, Prosol Technologie se développe aujourd’hui en Bourgogne et jusqu’à Lyon et la Haute-Marne. Dans un second temps, ce sera Reims et Paris.

 

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Dans sa palette de compétences, la PME ajoute d’autres techniques à base de béton : les plus classiques bétons coulés pour les aménagements urbains mais aussi le béton résiné dont le principal débouché est l’industrie agroalimentaire ou les laboratoires pharmaceutiques. La résine époxy (un polymère) mélangée au ciment rend le sol imperméable, donc hygiénique, et résistant à toutes sortes d’agressions polluantes.


La PME qui réalise un chiffre d’affaires de 2 millions d’€ et emploie 15 salariés surveille de près d’autres techniques, toujours à base de béton. Le dirigeant porte une attention toute particuière au béton drainant qui, grâce à sa porosité, se présente comme une solution d’avenir pour l’écoulement des eaux pluviales sur les trottoirs et voies piétonnes.


Qui est Lucien Aranda ?

 

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© Traces Ecrites.

 

On ne peut contester la connaissance de Lucien Aranda du matériau béton… Avant de créer son entreprise en 1999, ce Bisontin a travaillé pendant douze ans comme directeur technique, responsable qualité ou d’agence, dans des groupes du BTP mettant en oeuvre du béton prêt à l’emploi, puis des sols en béton, enfin des sols industriels. Le quart nord-est a toujours été son terrain d’intervention.

 

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Plus classiques, les sols industriels. Ici, au nouveau siège des Transports Jeantet, au péage Est de l'A36 à Besançon.


Roger Martin BTP
Article classé dans : Entreprises

Mots-clés : Besançon, bâtiment, Doubs, béton, Bourgogne Franche-Comté, béton ciré, Prosol Technologie, Lucien Aranda

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