Les étudiants planchent sur le futur campus de Belfort

Publié par Christiane Perruchot, le 22 mai 2014
L'université souhaite que l’IUT de Belfort-Montbéliard soit pleinement intégré au site du Techn’hom. © Ludovic Godard - UFC.
L'université de Franche-Comté souhaite que l’IUT de Belfort-Montbéliard soit pleinement intégré au site du Techn’hom.
© Ludovic Godard - UFC.

UNIVERSITÉ. Après Nancy, Lyon, Bordeaux et Toulouse, c’est au tour de l’IUT Génie civil de Belfort-Montbéliard d’accueillir aujourd'hui et demain, le challenge de la Construction Durable.

Les 24 équipes d'étudiants candidates de toute la France ont trouvé un terrain de jeu idéal : le futur écocampus de Belfort, sur le site du Techn'Hom.

Les cinq projets primés inspireront les hommes de l'art, chargés ces prochaines années d'en faire un campus exemplaire en matière de développement durable.

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Etudiants, enseignants et chercheurs : à Belfort, toute la communauté universitaire se mobilise pour rénover le campus selon des critères écologiques.

Pilote de cette démarche participative, l'Institut universitaire de technologie (IUT) de Belfort-Montbéliard s'appuie sur les compétences de ses cinq diplômes spécialisés dans la transition énergétique (1). « L'idée est de tester des solutions de réhabilitation des bâtiments, novatrices et à coût raisonnable qui pourraient être reproduites sur d'autres sites universitaires », explique Olivier Prévôt, directeur de l'IUT.

Etalée sur près de quarante années, la construction du campus a donné naissance à cinq sites éparpillés à Montbéliard et à Belfort, selon les opportunités foncières.

Le plus vaste s'étend sur 6000 m2 dans le parc d'activités Techn'Hom, né de la reconversion des usines Bull et Alstom. Tous les enseignements scientifiques seront regroupés autour de l'IUT et du laboratoire Femto-ST (électronique, mécanique, thermique, optique).

Réalisé par l'agence d'urbanisme du Territoire de Belfort, un programme livre un diagnostic des bâtiments et un schéma directeur.

« L'objectif est réduire la consommation de l'énergie au moins par deux », précise Olivier Prévôt. Un enjeu pédagogique se greffe à la stratégie immobilière. « Avoir un support pédagogique réel est une grande chance », s'enthousiasme Valérie Lepiller, chef du département génie civil.

Travaux pratiques

Depuis le début d'année scolaire, le projet d'éco-campus sert de trame aux enseignements techniques : réaménagement du parking et création de circulations douces en conception assistée sur ordinateur, impact des travaux sur la maintenance d'un bâtiment BBC ou passif, étude de cas sur la rénovation du réseau de chauffage, recours à la domotique et aux énergies futures comme la pile à combustible, etc.

Des modules d'enseignements libres réunissent par ailleurs pendant une semaine des étudiants volontaires de toutes les filières sur des sujets transversaux. L'architecture bioclimatique et le volet social du développement durable ont été au menu de la session d'avant Noël.

Le département génie civil prépare à cinq diplômes dans le domaine de l'énergie.  © Ludovic Godard - UFC.
Le département génie civil prépare à cinq diplômes dans le domaine de l'énergie.
© Ludovic Godard - UFC.

Ce travail au quotidien a nourri l'équipe d'étudiants qui participe au jury du challenge Construction durable organisé à Belfort ces 22 et 23 mai.

D'une quarantaine de projets présentés par les étudiants des 23 autres départements Génie civil, cinq parviendront en finale. Dévoilés vendredi, les projets finalistes lauréat seront mis à disposition du futur maître d'œuvre.

Évalué à 22 millions d'€ (études et travaux), la rénovation proposée sous maîtrise d'ouvrage déléguée à la communauté d'agglomération belfortaine, devrait être financée dans le prochain contrat de projets Etat-région.

L'université espère aussi mobiliser le milieu professionnel local : la fédération départementale du bâtiment, Bouygues, EDF, Alstom et General Electric.

L'accompagnement en ingénierie de la Caisse des dépôts pourrait se poursuivre pour la phase travaux. Les interventions les plus légères, sur les bâtiments récents, sont envisagées en 2016.

Au-delà du volet patrimonial, pointe une préoccupation économique. L'idée est de créer un véritable « cluster énergie » dans le nord Franche-Comté grâce à la mutualisation des moyens de recherche et d'enseignement de l'Université de Franche-Comté et de l'UTBM.

Premier signe, un cursus master en ingéniérie (CMI) sur l’énergie, en projet pour la rentrée 2014, rapprochera l'UFR Sciences, techniques et gestion de l'industrie de l'IUT.

(1) Les diplômes universitaires de technologie (DUT) Génie civil et construction durable, Génie électrique, Informatique industrielle avec une spécialisation énergies renouvelables, Génie thermique et énergie, Réseaux et communications et une licence professionnelle Conduite de travaux et performance énergétique du bâtiment.



Roger Martin BTP
Article classé dans : Emploi - Formation

Mots-clés : Franche-Comté, Belfort, énergie, patrimoine, enseignement supérieur, UTBM, Université de Franche-Comté, campus, IUT de Belfort-Montbéliard

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